VIH : Repères chronologiques

1981 1982 1983 1985 1987 1990 1991
1994

1996

1997 2003 2004 2005 2006

En 1981; une épidémie de pneumonie frappe de façon inhabituelle de jeunes hommes homosexuels américains; de même, des cas de sarcome de Kaposi surviennent de façon fréquente et inattendue chez des sujets âgés pour la plupart de moins de 40 ans.

75 % des malades sont soit des homosexuels masculins à partenaire multiples soit des bisexuels. Les 25 % restant se composent de toxicomanes par voie intraveineuse, d'hétérosexuels, et de quelques hémophiles. Le système imunitaire de ces personnes est sérieusement déficitaire.

Fin 1982, cette maladie de cause inconnue est nommée Acquired Immuno Deficiency Syndrome (AIDS).

En 1983, le Pr Luc Montagnier et son équipe de l'Instistut Pasteur à Paris indentifient un premier virus responsable de cette immunodéficience.

Le 20 juin 1983, le Direction générale de la santé émet la première circulaire relative à la prévention. Cette circulaire stipule qu'un agent inféctieux se transmettrait par le sang et ses produits dérivés.

En 1985 apparaissent les premiers tests de dépistage des anticorps liés au Virus de l'Immunodéficience Humaine (VIH), ainsi que la notion de séroposivité pour le VIH.

Fin 1985, on découvre un deuxième virus que l'on nomme VIH 2. Il est plus rare que le premier (VIH 1), et se rencontre essentiellement en Afrique Occidentale.

En 1987, la France autorise la publicité sur les préservatifs comme moyen de prévention des M.S.T. La campagne de prévention TV s'appelle: "Le sida, il ne passera pas par moi."

Cette même année l'AZT, 1er antirétroviral anti-VIH est autorisé sur le marché. Les seringues sont en vente libre en pharmacie.

En 1990, à la conférence de San Francisco, les chercheurs s'interrogent sur l'opportunité d'associer d'autres molécules à l'AZT.

En 1991, la France renonce à imposer un dépistage obligatoire prénuptial, prénatal et à l'occasion du service national.

En février 1994, un essai thérapeutique franco-américain établit qu'on peut, grâce à l'AZT, réduire les risques de transmission du VIH de la mère au foetus.

L'AZT se révèle par contre sans effet s'il est prescrit à des séropositifs asymptomatiques.

Depuis 1996, grâce aux antirétroviraux et et aux multithérapies, les infections graves dues au sida sont en net recul et la mortalité ainsi que le nombre d'hospitalisations liées à la maladie diminuent.

Grâce à une meilleure connaissance de l'infection et de la maladie, les traitements ralentissent très nettement l'évolution de la maladie et permettent une lutte plus efficace contre les complications liées à l'infection.

En 1997, 2 000 personnes sont sous trithérapie; en octobre, les antirétroviraux font leur apparition dans les pharmacies de ville.

En 2003, l’OMS recensait 6 millions de malades atteints du SIDA dans les pays du Sud. Le programme « 3 by 5 », lancé cette année là, avait pour objectif de traiter 3 millions de personnes d’ici fin 2005. Le traitement antirétroviral prescrit concerne des génériques que certains laboratoires pharmaceutiques ont consenti à vendre à bas prix .En Juillet 2005, l’organisme international avoue ses faiblesses : en effet, à 6 mois de l’échéance, 970 000 patients du Sud ont accès à un traitement antirétroviral.
Ainsi, seules 15% des 6,5 millions de personnes concernées suivent un protocole. Particulièrement touchée, l’Afrique sub-saharienne concentre à elle seule 76% des personnes qui ont besoin de ce traitement antirétroviral. Dans cette région, 2,3 millions d’habitants sont morts du SIDA en 2004.

Accès aux antirétroviraux dans les pays à revenu faible ou moyen en juin 2005:

Région géographique

Nombre de - de 50 ans ayant besoin d'1 traitement

% de personnes ayant accès à un traitement
Afrique subsaharienne
4 700 000
11%
Amérique latine et Caraïbes
465 000
62%
Asie du Sud, de l'Est et du Sud Est
1 100 000
14%
Europe et Asie centrale
160 000
13%
Afrique du Nord et Moyen Orient
75 000
5%
Total
6,5 millions
15%

Sources : rapport d’étape du programme 3 by 5 juin 2005- www.who.int/fr/

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